Ces hôtels qui ont fait l’histoire de Paris

A Paris, quelques hôtels ont été les témoins d’épisodes plus ou moins avouables, du meurtre au traité historique en passant par des scènes de ménage mémorables ou des caprices d’artistes. Quel que soit le degré de scandale, une chose est sûre : ces hôtels resteront dans l’histoire.

Le Meurice, de la maîtresse de Napoléon III à Dali

Installé en 1835 rue de Rivoli pour accueillir les riches touristes anglais (dont Miss Howard, maîtresse et mécène du futur Napoléon III), le Meurice est surtout célèbre pour avoir été entre 1940 et 1944 le quartier général des forces d’occupation allemandes. Ce qui lui valu de servir de décor au film « Paris brûle-t-il ?« en 1960. Ce qu’on sait moins, c’est que le palace fut la demeure un mois par an de l’artiste Salvador Dali pendant plus de 30 années. Ce dernier ne manquait pas d’imagination pour amuser la galerie : il apportait ses ocelots (petits léopards) dans sa suite, régulièrement constellée de tâches de peinture, il demandait au personnel de lui capturer des moustiques ou encore de jeter des pièces dans la rue afin qu’il puisse « rouler sur l’or »… Un numéro ! Enfin, plus récemment, il fut le décor du film de Woody Allen « Midgnight in Paris« , en 2010.

Le Lutetia, témoin de l’Histoire

Construit en 1910 pour accueillir les clients du Bon Marché situé juste en face, le Lutetia a vu passer les artistes les plus connus de la période de l’entre-deux-guerres : Beckett, Malraux, Picasso, Matisse, Saint-Exupéry… Albert Cohen y écrivit Belle du Seigneur, tandis que le général de Gaulle y passa sa nuit de noces ! Mais c’est pendant la seconde guerre mondiale que l’hôtel rentre dans l’histoire : après avoir été le QG du service de renseignement et de contre-espionnage de l’état-major allemand de 1940 à 1940, le Lutetia devient à la Libération le centre d’accueil des déportés à leur retour des camps de concentration. L’hôtel est actuellement fermé pour travaux, il rouvrira ses portes en 2017.

©Hôtel Lutetia

Le Ritz, de Coco Chanel à la princesse Diana

Le Ritz, ouvert en 1898 place Vendôme, est une légende, en partie grâce à ses célèbres hôtes. Coco Chanel y vécut jusqu’à sa mort, tandis qu’Hemingway ne quittera pas son bar durant de longues années… Proust rendit son dernier soupir dans ce même bar le 18 novembre 1922 après y avoir bu une bière : l’histoire est en marche, puisque c’est dans une des suites du palace que Diana et Dodi Al Fayed ont pris leur dernier dîner avant de mourir sous le pont de l’Alma. Fermé pendant 2 ans, le Ritz rouvrira ses portes à la fin de l’année, où il retrouvera toute sa splendeur. Un changement de taille tout de même : un tunnel a été creusé sous la place Vendôme pour se rendre directement de sa limousine à sa suite…

Demeures d’artistes

D’autres hôtels prestigieux ont abrité des artistes en vue, non contents de pouvoir se réfugier dans ces havres de paix et de luxe pour pouvoir composer leurs oeuvres. C’est le cas du Claridge, sur les Champs Elysées, où habita Colette de 1931 à 1936. Oscar Wilde passa ses derniers mois en 1900 à L’Hôtel, en plein Saint-Germain-des-Prés, où il mourut le 30 novembre. L’hôtel s’appelait alors l’Hôtel d’Alsace, et n’était alors pas du tout du même standing que l’hôtel aujourd’hui. Ce qui n’a pas empêché l’écrivain de prononcer la fameuse phrase « Je meurs au-dessus de mes moyens ».

Scandales, drames, secrets… Les hôtels sulfureux

Saviez-vous que l’Hôtel Da Vinci, ouvert cette année en plein 6ème arrondissement, avait abrité la Joconde en 1911, lorsque Vincenzo Peruggia et son célèbre butin s’étaient cachés dans la chambre du dernier étage de l’hôtel ? Celui-ci lui rend hommage avec un somptueux décor.

Récemment, le Bristol fut le témoin du meurtre sanglant d’une jeune chef d’entreprise d’origine polonaise dans la chambre 503, dont l’amant vient d’être condamné à 20 ans de réclusion criminelle… Brrrr. Et c’est au Lagrange City Les Rives de Seine, une résidence hôtelière de Boulogne, que s’est déroulé le drame le plus people de cette fin d’année, impliquant Nabilla

On ne compte plus les chambres d’hôtels saccagées lors des somptueuses fêtes ou de disputes de couples célèbres… On citera la suite de Leonardo di Caprio au Bristol, qui a fait les frais d’une fête mémorable lors de la sortie du Loup de Wall Street. Enfin, c’est à l’Hôtel Costes que Johnny Depp tomba amoureux de la frenchie Vanessa Paradis.

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